Fédération des Associations Sociales et de Santé

PGSP: L’indignation

Indignation: le mot est fort et pourtant c’est le sentiment qui règne aujourd’hui. C’est par la presse que nous (tout comme les associations concernées !) apprenons la non-reconduction de 14 projets et la réduction substantielle de 2 projets sur 39 du Plan Global de Sécurité et de Prévention de Bruxelles en 2026 alors que nous sommes fin juillet.

#DillièsRépond

7 mois se sont écoulés depuis le début de l’année 2026 sans aucune communication claire de la part du gouvernement.

7 mois à laisser les associations dans le brouillard total.

7 mois à se demander : « Faut-il licencier le personnel qui a noué un lien de confiance avec les usagers et qui connait son métier au risque de devoir en réengager 3 mois plus tard et tout recommencer à zéro » ou «  Faut-il garder le personnel au risque de fragiliser toute la structure par un dangereux endettement »?

Les associations espéraient au moins récupérer les 3 premiers mois en 12e provisoires votés par le parlement bruxellois en 2025. Pour les non-reconduites, il n’y aura rien et personne ne les a prévenues. Ce n’est pas faute pourtant d’avoir demandé.

La moindre des politesses, marques de reconnaissance et de respect, aurait été de leur communiquer rapidement les décisions qui ont été prises et pas qu’elles l’apprennent par la presse. D’autant plus que les critères ayant guidés les choix ne sont toujours pas connus.

Les associations: partenaires, pas sous-traitantes

Un tel manque de transparence et de considération s’apparente à un profond mépris pour les associations pourtant partenaires du politique pour construire le vivre-ensemble.

Les pouvoirs publics ont besoin des associations pour appréhender les réalités de la population et mettre en place des politiques. Et les associations ont besoin des pouvoirs publics pour financer leurs actions et poser des cadres réglementaires en lien avec les besoins décelés. Nous sommes interdépendants.

L’oublier, c’est mettre en péril le modèle de société qu’a choisi la Belgique il y a des dizaines d’années : une société démocratique garantie par une société civile forte.

 

Image par Ji-Sun Yoo de Pixabay

Fédération des Associations Sociales et de Santé